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Les bouteilles et leurs contenances

Taille des bouteilles de vin de Bordeaux


Pourquoi les bouteilles de vin font elles 75 cl ?


Les bouteilles de vin font 75 centilitres et non 1 litre.


D'où vient cette exception ?


La contenance de la bouteille de vin a été standardisée au 19° siècle et depuis les théories les plus folles sont nées de cette mesure singulière.


Cela correspondrait à :


 -La capacité pulmonaire d'un souffleur de verre,


 -La consommation moyenne lors d'un repas,


 -Une meilleure façon de conserver le vin,


 -Une facilité de transport.


La réponse n'est dans aucune de ces théories, et encore moins dans la législation française ou européenne?


Il s'agit simplement d'une organisation pratique et historique.


A cette époque, les principaux clients des viticoles français étaient les Anglais.


Mais nos voisins britaniques n'ont jamais eu le même système de mesure que nous. Leur unité appelé "gallon impérial" valait précisément  4.54609 litres.


Pour éviter un casse-tête dans la conversion, ils transportaient le Bordeaux en barriques de 225 litres, soit 50 gallons, en arrondissant.


Et 225 litres correspondant à 300 bouteilles de 75 centilitres.


Or 300 est un nombre plus aisé pour faire des calculs que 225.


On avait donc : 1 barrique, 50 gallons, 300 bouteillles.


Ainsi 1 gallon valait 6 bouteilles.


C'est d'ailleurs pourquoi, aujourd'hui encore, les caisses de vin sont la plupart du temps vendues par 6 ou 12 bouteilles.


Voilà... et ne me remerciez pas car, depuis le temps que vous buvez du vin... vous auriez dû le savoir !


Comparaison contenances bouteilles

Rédigé le  17 sep. 2015 16:44 dans Initiation  -  Lien permanent
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Les étapes de la dégustation

L'oeil


La limpidité : On détermine la transparence d'un vin (rouge) en inclinant son verre sur un fond blanc, nappe ou feuille de papier. Un vin peut alors être bourbeux (lorsqu'il est jeune), sale, trouble, flou, opaque, limpide ou transparent (lorsqu'il est âgé).


La nuance de la robe : La couleur de la robe informe surtout sur l'âge du vin et sur son état de conservation. La teinte des vins blancs jeunes, jaune pâle voire incolore, présente parfois des reflets verts. Avec l'âge, elle fonce, devient jaune, jaune paille, or, puis ambrée, et brune lorsque le vin est vieux. Ces teintes ambrées, normales pour un liquoreux, doivent alerter pour un vin sec : il a sans doute dépassé son apogée. La robe des vins rouges affiche d'abord des nuances bleutées, devenant violacées, pourpres, cerise, rubis puis grenat au fur et à mesure de leur vieillissement. Des reflets orangés ou brique annoncent un vin évolué, qu'il ne faut pas tarder à boire.


L'intensité de la couleur : Il ne faut pas confondre intensité et nuance de la robe. Elle varie en fonction du cépage et de la vinification : une macération courte donne des robes légères tandis qu'une cuvaison longue, des robes foncées. On parle d'intensité faible, pâle, légère, moyenne, foncée, profonde et sombre. Quant à l'éclat d'un vin, il peut se définir par les termes suivants : décoloré, terne, mat, lumineux, brillant, éclatant et cristallin.


Les larmes ou jambes : Il s'agit des écoulements que le vin forme sur la paroi du verre quand on l'anime d'un mouvement rotatif pour humer les arômes. Les larmes traduisent la présence de glycérol, un composé visqueux au goût sucré qui se forme pendant la fermentation et qui donne au vin son onctuosité (le "gras" du vin).


Le nez


Le nez du vin rassemble un faisceau de parfums en mouvance permanente. On commence par humer ce qui se dégage du verre immobile, puis on imprime au vin un mouvement de rotation : l'air fait alors son effet et d'autres parfums apparaissent. Les composants aromatiques d'un vin s'expriment selon leur volatilité. Il s'agit en quelque sorte d'une évaporation du vin, ce qui explique que la température de service soit si importante : trop froide, les arômes ne s'expriment pas, trop chaude, ils s'évaporent trop rapidement.


Le vocabulaire relatif aux arômes est riche, en voici les principales familles :



  • : Fleurs blanches (aubépine, jasmin, acacia...), tilleul, violette, iris, pivoine, rose.Florale

  • Fruitée : Fruits rouges (cerise, fraise, framboise, groseille), noirs (cassis, mûre, myrtille), jaunes (pêche, abricot, mirabelle), blancs (pomme, poire, pêche blanche), exotiques (fruit de la Passion, mangue, ananas, litchi), agrumes (citron, pamplemousse, orange, mandarine)

  • Végétale : Herbe, fougère, mousse, sous-bois, champignon, humus, garrigue

  • Epicée : Poivre, gingembre, cannelle, vanille, girofle, réglisse

  • Balsamique : Résine, pin, térébenthine, santal

  • Animale : Viande, gibier, musc, fourrure, cuir

  • Empyreumatique : Brûlé, fumé, grillé, toasté, torréfié, caramel, tabac, foin séché

  • Minérale : Pierre à fusil, graphite, pétrole, iode

  • Pâtisserie : Brioche, miel

  • Lactée : Beurre frais, crême.


La bouche


Lors de la dégustation, on prend une faible quantité de vin en bouche, que l'on "mâche" pour qu'il imprègne toutes les papilles. On aspire ensuite un filet d'air par la bouche, que l'on expulse par le nez. Cette opération permet une meilleure diffusion des éléments aromatiques. Outre les quatre saveurs élémentaires (amer, acide, sucré, salé), la bouche est sensible à la température du vin, à sa viscosité, à la présence ou l'absence de gaz carbonique, et à l'astringence. Tout est question d'harmonie et d'équilibre, entre acidité et alcool pour les vins blancs et rosés, entre acidité, alcool et tanins pour les vins rouges.


Après cette analyse en bouche, on peut enfin avaler le vin et mesurer le temps durant lequel on en perçoit les sensations, la persistance aromatique, la longueur en bouche (exprimée en secondes ou caudalies). Plus un vin est long, plus il est estimable.


Source : Guide Hachette des vins 2014


la dégustation

Rédigé le  4 mars 2015 0:09 dans Initiation  -  Lien permanent
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Bonne et heureuse Année 2015

Bonne Année 2015 Moulin de Corneil

Rédigé le  1 jan. 2015 10:59 dans Evènements  -  Lien permanent
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Un peu d'Histoire...

Les Egyptiens faisaient du vin 3000 ans avant Jésus Christ. Ils transmirent leur savoir aux Grecs, qui codifièrent la bonne manière de tailler la vigne. En effet, laissée à l'état naturel, c'est une liane capable de ramper sur des dizaines de mètres.


Les Romains perfectionnèrent la fabrication du vin proprement dite. Leur principal souci en Gaule était de produire beaucoup de façon à exporter vers l'Italie, la Grande-Bretagne ou le Rhin. Ils ont donc planté leur vignoble près des voies navigables. Avec eux, la vigne s'implante progressivement le long de la vallée de la Garonne, en Bourgogne, dans la vallée de la Loire, puis en Champagne et en Alsace.


Vers 270, le vignoble est à son apogée.


Le déclin de Rome et les invasions barbares font retomber la vigne dans l'oubli jusqu'à ce que les moines de l'an Mil la relancent et fondent la renommée des vins du Languedoc Roussillon, de Bourgogne et d'Alsace.


Deux siècles plus tard, Bordeaux fait sa percée. En effet, en 1153, le mariage d'Aliénor, duchesse d'Aquitaine, et d'Henri Plantagenêt, roi d'Angleterre, sera à l'origine de la renomée des vins de la région bordelaise. Les Anglais, très amateurs des vins produits sur les coteaux, facilitent ainsi l'exportation par voie fluviale et maritime d'une grande partie de la production, ce qui contribue à l'enrichissement des bourgs viticoles. D'autre part, au XVIIIeme siècle, le chevalier de Lamothe-Cadillac, grand amateur de vin, est envoyé en Louisiane comme gouverneur. Il y apporte son nectar préféré...


A partir de 1863, un insecte venu d'Amérique infeste les vignes : c'est le phylloxéra. La maladie contraint les vignerons à tout arracher, sauf les vignes plantées dans le sable qui fait fuir l'insecte. Un remède est trouvé : il faut greffer la vigne sur des ceps américains, dont l'écorce épaisse résiste à la piqûre de l'insecte. Toutes les parcelles ne sont cependant pas replantées, ce qui contribue, tout comme, plus récemment, les grandes gelées de l'hiver 1956, à une refonte du vignoble, en particulier dans le Bordelais, en Provence et dans la vallée du Rhône.


Heureusement, la prospérité est toutefois revenue, timidement à partir des années 1960, puis de façon plus éclatante dans les années 1980, notamment grâce à une remarquable amélioration de la qualité et à l'intérêt porté, dans le monde entier, aux grands vins. Générale dans les années 1980-2000, la prospérité cède la place à une situation plus contrastée avec le changement de millénaire : si l'émergence des vins du Nouveau Monde accroît la concurrence, l'apparition de nouveaux marchés, notamment en Chine, ouvre d'intéressantes perspectives...


 


Sources : le Guide Hachette des vins 2014. CIVB.

Rédigé le  10 sep. 2014 22:56 dans Initiation  -  Lien permanent
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Les règles d'or pour servir un vin...


  • Les vins jeunes se servent avant les vins vieux.

  • Le vin blanc sec se sert avant le vin rouge.

  • Le vin liquoreux doit être servi en dernier.

  • Le vin rouge léger doit être servi avant le vin rouge corsé.

  • Le Bordeaux rouge se sert entre 16°C et 18°C, les vins blancs secs et rosés se servent à 10-12°C, et les liquoreux entre 6°C et 8°C.

  • On ne carafe jamais un vin vieux.

  • La vinaigrette et le vin : sur une salade, on ne boit que de l'eau !

  • Le sucré et les sauces à la crème ne s'accordent qu'avec le vin rouge, sauf exceptions.

  • Le vin et le freezer : ne jamais mettre un vin au congélateur afin de le refroidir plus vite.


 


Vin et mets

Rédigé le  14 déc. 2013 11:42 dans Initiation  -  Lien permanent
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L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.
La consommation de boissons pendant la grossesse, même en faible quantité, peut avoir des conséquences graves sur la santé de l'enfant.
Vendre ou offrir à des mineurs de moins de dix-huit ans des boissons alcoolisées est interdit.